Les Archives de l’État à Gand et l’Université de Gand vous invitent à emprunter un sentier criminel. Téléchargez la brochure True crime in Gent et faites une promenade de 3,5 km parsemée de meurtres, de pratiques illicites et d’affaires judiciaires remarquables. Ni fiction ni sensationnalisme, mais des faits réels tirés de dossiers authentiques.
Vous découvrez, entre autres, l’histoire d’un vol d’art au Musée des Beaux-Arts et l’utilisation des premières analyses d’empreintes digitales pour identifier le voleur. Vous rencontrez le « Jack l’éventreur » hollandais, qui assassina deux femmes en 1898 dans une auberge de la rue Plateau. Et vous apprenez l’histoire d’une bande qui terrorisa toute une région après la Première Guerre mondiale, ainsi que celle d’une cuisinière qui cacha un garçon allemand.
Une histoire sociale
True crime in Gent montre comment pauvreté et inégalité ont parfois amené des gens à commettre des actes criminels. Peu après la Première Guerre mondiale, la bande Van Hoe & Verstuyft perpétra de nombreux crimes, dont 14 meurtres, dans le Meetjesland. Cette bande était composée essentiellement de pauvres ouvriers agricoles amenés, par la faim et le manque de travail, au vol et à la violence extrême.
Vous découvrez l’évolution des lois et de la morale. En 1886, le leader socialiste Edward Anseele fut condamné pour avoir qualifié le roi Léopold II de « génocidaire ».
Le rôle joué par la classe, le sexe et la position sociale d’une personne est également important. C’est notamment le cas dans le quartier de Nederkouter où en 1937, un boulanger y acheta un tuyau en caoutchouc pour mettre fin à la grossesse de sa femme. Le couple ne pouvait pas se permettre la naissance d’un troisième enfant. L’avortement a failli tourner au désastre..
Qu’auriez-vous fait ?
Chaque histoire est liée à un endroit spécifique de la ville. Des lieux connus que vous regarderez différemment après cette promenade.
Tout en marchant, une question s’imposera inévitablement : qu’auriez-vous fait ?
Imaginez : vous êtes un pauvre journalier en 1891 et vous découvrez qu’une demeure noble délaissée est remplie de vins, de vivres et de choses précieuses. Que faites-vous ? Peut-être ce que Frans Masquelier, (surnommé « de Katte », et ses camarades ont fait : après être pénétré dans la maison, ils ont fait la fête comme des rois, puis se sont couchés dans le lit de la baronne tout en s’amusant à tirer sur la corde pour appeler la servante ou le domestique.
Pratiquement
Vous pouvez télécharger de manière gratuite la brochure True crime in Gent. La promenade est également disponible dans l’application de IZI travel.
- Point de départ : Place Saint-Bavon (devant la cathédrale)
- Longueur : 3,5 km (également faisable dans l’autre direction)
- Durée : environ 2 heures (arrêts inclus)
Chaque histoire se lit en à peu près cinq minutes. Sur place, vous verrez des images exclusives : des photos anciennes des lieux de crime, des lettres d’amour authentiques et des affiches de cinéma censurées. Les vieilles photos vous permettront de comparer le tracé des rues du 19e siècle à celui d’aujourd’hui.
La publication
- Laura Nys, Paul Drossens & An Vandenberghe (avec la collaboration de Lisa Michiels et Lara Ergül Claeys). True crime in Gent. Wandel langs 13 waargebeurde misdaadverhalen (ePDF), educatief dossier nr. 304, publicatie nummer 6645, Algemeen Rijksarchief in België, 2026.
Nous remercions
Cette promenade fut réalisée dans le cadre du projet OUTLAW (2022-2026) ; une collaboration entre les Archives de l’Etat à Gand et le groupe d’Histoire de l’Université de Gand, financée par BELSPO et le Fonds de recherche de la faculté de Philosophie et Lettres de l’Université de Gand. Lisa Michiels et Lara Ergül Claeys, étudiantes à l’Université de Gand, ont sélectionné et préparé les dossiers lors d’un stage en histoire publique.













