L’exposition est ouverte tous les jours de 10h30 à 17h30.
Tarifs : Tarifs disponibles sur le site web de l’abbaye d’Orval.Contact : accueil@orval.be - +32 61 31 10 60
« Premières photographies à Orval » est le titre d’une exposition qui se tiendra à l’abbaye d’Orval du 6 février au 26 avril 2026 en collaboration avec les Archives de l’État à Arlon. Elle met à l’honneur notamment des photographies et archives venant en partie des collections des Archives de l’État.
L’abbaye d’Orval fête en cette année 2026 le centième anniversaire du retour d’une vie monastique. L’occasion pour Aurea Vallis et Villare, l’abbaye Notre-Dame d’Orval, l’Institut archéologique du Luxembourg et les Archives de l’État de s’associer pour monter une exposition exposant les plus anciennes vues de l’abbaye avant sa restauration par l’État pour la partie médiévale et la construction de l’abbaye contemporaine à la place des ruines de l’abbaye du XVIIIe siècle de Laurent-Benoît Dewez.
Aurea Vallis et Villare s’attache à la défense, la conservation, la promotion du Patrimoine architectural, historique, naturel du site d’Orval et de Villers-devant-Orval. Son membre Gérard Homel est commissaire de l’exposition. Il a pu bénéficier de la formidable collection de photographies de l’architecte Eric Hance.
Concernant l’Institut Archéologique du Luxembourg, créée en 1847, il s’attache à rechercher, préserver et acquérir les objets intéressant l’histoire, l’histoire de l’art et l’archéologie de la province de Luxembourg dans un but de conservation, d’étude et de valorisation du patrimoine matériel et immatériel. Dans les dernières Annales (2024-2025), l’archéologue Denis Henrotay (AWAP) présente les résultats des fouilles récentes à Orval. Dans le bulletin 2-3 de 2025, sont publiées les photographies de l’album Stas de Richelle acquis par l’IAL en 2024 et mis en dépôt aux Archives de l’État à Arlon. Cet album, double de celui conservé à l’abbaye, fait partie des clichés exposés. Il était en vente sur internet et a été signalé à l’IAL par l’historien Jean-Pol Weber. Les photographies montrent Orval, l’abbaye médiévale et les bâtiments Dewez, au début des années 1860.
Dès 1899, l’État s’intéresse aux vestiges d’Orval qu’il avait vendus en 1797. Il veut les sauver d’une destruction totale. En 1913, une convention est signée avec la propriétaire de l’époque, Marie Wauters, épouse de Terwangne. L’État prendra à sa charge la restauration des ruines médiévales qui pourront être visitées par le public.
La Régie des Bâtiments est chargée de ces opérations. Pour l’archiviste, quand on cite une administration, le réflexe est d’aller voir si des archives ont été conservées.
Une photothèque des Travaux publics conservée aux AGR est disponible sur notre moteur de recherche AGATHA. Il y a de nombreuses photographies concernant Orval dès 1906.
Toutefois, pas d’archives de la Régie des Bâtiments ou très peu aux Archives de l’État à Arlon. Elles se trouvaient encore dans les locaux de la Régie en 2024. Elles ont depuis lors été transférées aux Archives de l’État.
Grâce à ces archives, les images s’expliquent, la succession des travaux se retrace. Il y a notamment les rapports du surveillant Pierron sur les fouilles ou plutôt excavations de juin-juillet 1914. La mise au travail des chômeurs via le CNSA en 1915-1916 puis l’arrêt total des travaux fin 1916 jusqu’au début des années 1920. On a dégagé les ruines mais il n’y a plus de budget pour les restaurer. Les crédits vont à la reconstruction du pays après la Première Guerre mondiale. Les architectes Cloquet, Lohest, Bourgault sont associés à ces travaux.
Quelques documents issus des archives de la Régie des Bâtiments sont exposés. Si vous voulez voir les autres, rendez-vous dans notre salle de lecture.
L’exposition est ouverte jusqu’au 26 avril 2026, tous les jours de 10h30 à 17h30. Cliquez ici pour plus d’informations.








